26.11.2008

UNE HISTOIRE COURTE

Le spécialiste


Hé bien, ça y est, je l’ai faite…..la cure thermale!!
Dermato et ORL.
Bon, le premier jour, avant de démarrer j’étais un peu inquiète:
Peur que l’eau soit trop froide et les soins ORL désagréables.
Mais non... C’est bien!!! Ca a même un petit goût de «revenez’y», si bien que les jours suivants j’y suis allée de bon cœur.
Passée la porte des vestiaires, revêtue de l’uniforme de curiste : peignoir blanc, sandales, serviette, j’ai atterri dans un autre monde, une autre dimension où tous de blanc vêtus nous attendons stoïques, bavards ou endormis notre tour d’ablutions quotidiennes.
Moi qui suis une impatiente chronique, je m’étais fait une raison à l’idée de prendre racine sur mon fauteuil, mais là encore, je m’étais trompée, l’attente est brève.
Les soins dermato terminés, séchage, rhabillage, coiffage, j’ai pris la direction des soins ORL.
Deuxième bonne surprise!!!
Bien que les instruments et les machines de cette salle semblent un peu barbares à première vue, leur utilisation n’est pas si désagréable que cela , je dirai même que le bien être est quasiment immédiat à la fin de la séance.
Et cerise sur le gâteau, à tous les stades de cette cure l’accueil est attentionné et sympathique.
Non, non, je vous assure que je ne reçois ni argent ni menace pour dire tout cela, j’ai vraiment aimé.
Sauf que…..
La dernière semaine de ma cure, je suis tombée sur.... «LE SPECIALISTE».
C'est à peine croyable, mais je dois avoir une lampe qui s'allume et clignote sur le crâne pour dire: - elle est là!!! Quand il y en a un comme cela dans un endroit public, il est pour moi!!!
Prenant place aux aérosols à coté d'un septuagénaire à l'aspect tranquille, je commence à brancher mon matériel à l'appareil à gaz.
Là, interrompant ses soins, mon voisin me regarde et m'explique que je suis en train de brancher le tuyau dans le mauvais sens. Pas contrariante, je le remercie, change le positionnement de l'engin et continue mon installation. Puis, il s'arrête à nouveau et se renseigne pour savoir si j'avais bien ouvert les gaz à fond, me spécifiant qu'il faut maintenir ou caler le flexible pour que ceux-ci suivent bien leurs chemins. (ben, oui, on ne sait jamais, dés fois qu'ils auraient l'idée de faire demi tour pour retourner dans l'appareil!!).
Là, encore, je m'exécute, plus pour avoir la paix tout en restant polie que par conviction.
La situation commençait à m'amuser car regardant la salle j'ai entraperçu le sourire de connivence et de soutien d'une curiste qui avait dù pratiquer la veille...
Bon, je vous passe les détails mais j'ai eu droit à un cour complet du «professeur en insufflations gazeuses» avec conseils de respiration, nettoyage des embouts par tapotage sur la table, démontage etc..
Respirant consciencieusement je m'imaginais l'enfer qu'avaient dù vivre les collègues de travail d'un spécimen pareil....
Le lendemain, avant de prendre place, je me suis méfiée....
Je l'ai repéré, il s'en prenait à une autre curiste....